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Sciences - Environnement
L'actualité du développement durable avec Médiaterre, le système d'information mondial francophone pour le développement durable concoure à la mise en oeuvre du développement durable dans l'espace francophone par la diffusion et l'échange d'informations, et l'aide à la constitution de réseaux de coopération.

Médiaterre l'information francophone pour le développement durable.

  • — Ghana: Inculquer la conscience environnementale aux élèves afin d'aider à atténuer les impacts des changement climatiques

    L’intégration des changements climatiques, et de l’économie verte dans l’éducation nationale est aujourd’hui une réalité au Ghana. Il y’a deux ans (2017), le pays avait ouvert la voie en laçant un processus pour inclure les concepts de changements climatiques et d’économie verte dans le système d'éducation générale. Sous la direction du Ministère de l'Environnement, de la Science, de la Technologie et de l'Innovation (MESTI), du Service d’éducation du Ghana (GES) et de l’Agence de la Protection Environnementale (EPA), un groupe de base composé d'acteurs du secteur de l'éducation a été formé afin de mener une vérification des programmes scolaires nationaux et élaborer des recommandations pour une action ultérieure et une feuille de route pour la mise en œuvre.

    Dès la rentrée prochaine ce sera effectif; à partir de septembre 2019, les changements climatiques et l’économie verte seront étudiés dans toutes les écoles primaires du Ghana. Cette intégration est devenue nécessaire, puisque les changements climatiques représentent le plus grand défi de l’économie du Ghana.

    Lire plus sur AllAfrica.com  GhanianTimes

  • — [Lecture] "Zéro plastique dans nos océans - Comment passer à l'action" par Nathaly Ianniello

    Ce livre de 128 pages a pour auteur Nathaly Ianniello, ex-journaliste spécialisée en écologie pendant 15 ans, conseillère au cabinet du ministre de l'Environnement Corinne Lepage, et auprès du WWF France.

    Plongeuse, nageuse et ramasseuse de déchets sur le littoral, elle a écrit des livres de vulgarisation écologique et des romans pour enfants. Elle part du constat alarmant que 8 millions de tonnes de déchet plastique par ans qui finissent dans les océans.

    Ce qui se décompose en deux parties : la première, état des lieux et requalification des différents plastiques, la nouvelle politique européenne, l'économie circulaire, les missions en mer de collecte et suivi scientifique. La seconde, propose un cahier pratique : des gestes plus simples qu'il n'y paraît, à la portée de tous.

    Le guide est aussi entrecoupé d’interventions de spécialiste et d’acteurs engagées pour la transition écologique. Par exemple : Romain Troublé et André Abreu de Tara Expéditions ou l’association Surfrider Europe.

    Auteur : Nathaly Nicolas-Ianniello

    Editeur : Vagnon Du Plaisancier Eds

    Date de parution : 19/04/2019

    EAN : 979-1027103478

    ISBN : 1027103472

  • — Les acteurs de l'environnement se réunissent à Rome pour une meilleure protection de la biodiversité en Méditerranée

    Plus de 100 représentants de projets méditerranéens de protection de la biodiversité se sont réunis à l'Orto Botanico de Rome les 6 et 7 mai 2019 pour débattre des réponses écosystémiques face aux défis de la biodiversité en Méditerranée.

    Transférant les leçons apprises par une communauté de protection de la biodiversité composée de 12 projets, cet événement a élargi ses précédents débats incluant des acteurs politiques et des instituts de recherche en y intégrant cette fois-ci la nécessité d'impliquer le secteur privé et d'établir des partenariats publics et privés efficaces.

    La Commission Interméditerranéenne de la CRPM fait partie de la Communauté de la Protection de la Biodiversité, animée par le projet Interreg Med Horizontal PANACeA. Le projet développe des outils techniques et des orientations pour soutenir la gestion des aires protégées tout en travaillant ensemble pour envisager des solutions nouvelles et innovantes visant à préserver la sensibilité écologique et l'importance des écosystèmes clés de la Méditerranée. Diverses recommandations en matière de politique et de pratiques visant à promouvoir une approche fondée sur les écosystèmes pour traiter les impacts transfrontaliers et les interactions terre-mer en vue de protéger efficacement la biodiversité ont été examinées dans le cadre d'une recherche commune d'un bon état environnemental pour la mer Méditerranée.

    Comme déclaré par Mme Lorenza Bonaccorsi, Ministre régionale du Tourisme de la Région du Latium, membre de la CRPM: «Les zones de protection marines existantes et nouvelles sont des outils importants pour la conservation efficace de la biodiversité et la gestion des ressources naturelles, mais d'autres outils sont nécessaires pour gérer les impacts transfrontaliers au-delà des frontières artificielles. L'adoption d'outils de gestion par écosystème (EBM) devrait être la base d'une prise de décision participative en matière de gestion des ressources naturelles et de protection de la biodiversité. »

    Cependant, impliquer tous les acteurs, en particulier privés, reste un défi car la protection de la nature est parfois perçue comme une entrave au développement et non comme un investissement à long terme dans le maintien des biens et services écosystémiques fondamentaux fournis par les ressources naturelles méditerranéennes pour assurer le bien-être humain. Les discussions ont confirmé que les dirigeants avant-gardistes du secteur privé s'engagent plus efficacement dans des programmes de développement durable en tentant d'intégrer les facteurs environnementaux et sociaux aux activités économiques.

    Ces meilleures pratiques n'en sont toutefois encore qu'à leurs balbutiements et doivent être renforcées par des instruments et des politiques adéquats pour commencer à montrer leurs effets positifs sur la nature. Cependant, des efforts supplémentaires du secteur privé en termes d'initiatives en matière de responsabilité sociale des entreprises et d'aide financière pour la protection et la conservation de la biodiversité sont nécessaires pour assurer un développement et une utilisation durables des ressources naturelles en Méditerranée.

    Lier efficacement des acteurs multiniveaux et multisectoriels à des informations environnementales clés peut créer des processus vertueux et consultatifs destinés à améliorer et à faciliter l’intégration d’une approche écosystémique dans la prise de décision. Tel est le but de cette initiative de protection de la biodiversité Interreg MED qui joue un rôle central et qui fournit, par le biais de sa plateforme de connaissances sur la protection de la biodiversité, des exemples et des données concrètes à tous ceux qui souhaitent une protection et une gestion plus cohérentes et intégrées de nos ressources naturelles et des personnes qui dépendent d’elles.

     

  • — Cameroun : Ségolène Royal défend la justice climatique devant les normaliens

    Ségolène Royal, ambassadrice chargée de la négociation internationale pour les pôles Artiques et Antartique, présidente de la COP 21 et envoyée spéciale de l’Alliance solaire, a animé une conférence à l’Ecole normale supérieure (ENS) de Yaoundé le mardi 14 mai 2019. Les échanges se sont déroulés sur le thème « La justice climatique et l’impact du réchauffement climatique des pôles jusqu’en Afrique ».

    Le ministre de l’Enseignement supérieur, Jacques Fame Ndongo a tenu à être présent et surtout à jouer lui-même le rôle de modérateur.

    Contrairement au changement climatique qui est un sujet d’actualité, la justice climatique est un concept nouveau et quelque peu complexe. Ségolène Royal qui le sait très bien, s’est évertuée à l’expliquer en de termes simples, afin que tout le monde puisse s’en imprégner. L’ouvrage qu’elle commet en avril 2017 aux éditions Plon, Manifeste pour une justice climatique : une idée dont l’heure est venue, est une illustration de sa volonté de vulgariser le concept.

    Comment comprendre le concept de « justice climatique » tant défendu par Ségolène Royal ? Depuis les années 80 aux Etats-Unis, un mouvement pour la justice environnementale est né dans l’optique de soutenir les populations et quartiers défavorisés par la pollution et les dépôts des déchets toxiques. Contrairement au mouvement écologique qui limite son action à la réduction des effets du réchauffement climatique et à la sensibilisation des masses, celui-ci visait à rendre juste aux victimes de la dégradation environnementale. Aujourd’hui, le mouvement pour la justice environnementale s’est internationalisé et s’est mué en mouvement de justice climatique. Qu’est-ce qui change véritablement avec cette mutation ? Sans conteste le fait que le changement climatique n’est plus seulement un problème environnemental, mais devient aussi un problème de justice sociale. Et dans ce sens, les questions éthiques et politiques, les actions juridiques, l’égalité sociale ou les droits de la personne, prennent le pas sur les questions purement environnementales et physiques.

    Après des dizaines d’années d’efforts menés par les scientifiques, les chercheurs, les citoyens, les villes, les ONG et autres, l’accord de Paris sur la lutte contre le dérèglement climatique entre en vigueur en 2016. Mais il faudrait voir en premier lieu en la justice climatique, un mouvement de pouvoir citoyen, où c’est le peuple, plutôt que les hautes sphères, qui prend les devants pour faire pression sur les entreprises et les gouvernements. L’ancienne ministre de l’Environnement ne cache pas que « c’est par l’Afrique que le combat climatique sera victorieux ». L’Afrique produit peu de gaz à effet de serre, et pourtant, c’est elle la première victime du changement climatique. Pour que cela cesse, il faut que les africains s’impliquent véritablement.

    L’amphithéâtre abritant l’événement était plein à craquer. Les normaliens ont fait le déplacement de l’ENS pour mieux comprendre les enjeux de la justice climatique. Pendant les échanges, certains étudiants, inquiets, se sont demandés si les actions de protection de l’environnement ne vont pas davantage appauvrir l’Afrique, dans la mesure où celle-ci fonde une partie importante de son économie sur l’exploitation de sa forêt et de ses ressources halieutiques. Réponse de Ségolène Royal, si l’Afrique utilise par exemple son bois en s’assurant que l’arbre coupé est directement remplacé, il n’y aura pas lieu de s’inquiéter. Par conséquent, il est possible de concilier économie et écologie.

    [MOGED]

  • — Inégalités face au changement climatique : la balle est dans le camp des plus riches

    Publication initiale : The Conversation sous licence Creative Commons par Anda David, Etienne Espagne et Nicolas Longuet Marx.

    Depuis le début du cycle des négociations climatiques internationales, la question des inégalités face aux changements climatiques et face aux efforts à fournir vis-à-vis de ces changements s’est posée de manière constante. La notion de justice climatique est issue de la volonté des pays émergents et en développement de faire admettre aux pays développés leur part plus grande de responsabilité et ainsi leur nécessaire contribution supérieure aux efforts dans la transition bas carbone.

    Elle débouche sur le principe juridique de « responsabilité partagée mais différenciée », admis notamment au sein des instances onusiennes responsables de la négociation climatique. La COP24 a ainsi récemment encore essayé de transformer les promesses de l’Accord de Paris en engagements concrets et mesurables, notamment sur la question de la comptabilité des transferts financiers entre pays du Nord et pays du Sud, les fameux « 100 milliards de dollars » annuels à atteindre d’ici à 2020, afin d’aider les pays du Sud dans leurs actions d’atténuation des émissions et d’adaptation aux effets du changement climatique.

    Inégaux côté émissions de CO2

    La complexité du lien entre inégalités et changement climatique tient également à la définition du périmètre d’analyse des interactions entre inégalités et climat. On peut parler, de manière très simplifiée, d’inégalités d’émissions d’un côté et d’inégalités d’impacts d’un autre côté.

    Les inégalités d’émissions peuvent être mesurées à plusieurs niveaux.

    Au niveau des pays, la Chine est récemment devenue le pays responsable de la part la plus importante des émissions de CO2 au niveau global, représentant à elle seule 26 % des émissions. L’Afrique reste le continent associé aux plus faibles émissions, même s’il existe une forte hétérogénéité au sein du continent, l’Afrique du Sud étant de loin le plus grand émetteur.

    Au niveau des individus, l’organisation non gouvernementale Oxfam avait estimé en 2015 que les 10 % les plus riches sont responsables d’environ la moitié des émissions de CO2 liées à la consommation. Si l’on regarde les individus à l’échelle globale, les écarts s’avèrent encore plus saisissants car, toujours d’après l’étude Oxfam, les émissions-consommations liées au style de vie des plus riches Américains sont 10 fois plus importantes que celles des plus riches Chinois.

    (...)

    Pour lire la suite de l’article gratuitement : Cliquez ici

    Photo par Blake Barlow sur Unsplash

  • — Participez à la " Journée de l'OIEau " le 17 octobre à Paris

    Les Journées de l'Office International de l’Eau sont l'occasion de bénéficier de nombreux retours d'expériences de terrain et d'échanger très concrètement autour de différentes problématiques. Echanger, s'informer, confronter ses expériences, faire le point sur l'état de l'art et les évolutions réglementaires, tel est le programme qui vous est proposé.

    Thématique de la journée : Impact des systèmes assainissement sur le milieu récepteur

     

    Protéger les écosystèmes aquatiques, leur biodiversité et les usages de l'eau, est un élément central des politiques de l'eau depuis l'adoption de la directive cadre sur l'eau (DCE) en 2000. Pour garantir une eau de qualité et en quantité suffisante, les états œuvrent notamment à la réduction des pressions qui s'exercent sur les milieux, parmi lesquelles les pollutions ponctuelles.

    Déjà déployés antérieurement à la DCE, les systèmes d'assainissement visent précisément à réduire, voire supprimer, les pollutions ponctuelles. C'est ainsi que la directive relative aux eaux résiduaires urbaines (DERU) de 1991 prescrit la généralisation sur le territoire de l'Union Européenne de la collecte et du traitement des eaux usées urbaines, avant leur rejet dans le milieu naturel. Si cette politique d'assainissement a permis de réels progrès en faveur du milieu, les systèmes d'assainissement demeurent confrontés à de multiples défis : apparition de nouveaux polluants, évolution des charges polluantes à épurer, impacts de dysfonctionnements accidentels, etc.

    Afin de remettre en lumière les liens forts qui lient la politique d'assainissement aux objectifs de bon état des eaux, l'OIEau vous propose un tour d'horizon des impacts des systèmes d'assainissement sur le milieu, en contexte de routine, mais aussi en situation accidentelle.

    Jeudi 17 Octobre 2019 – Espace Hamelin 17 rue de l’Amiral Hamelin, 75016 PARIS

     

    Le programme de la journée et le lien pour s’inscrire

  • — Forum TRANSITION : Focus des modèles économique et des modes de vie durable

    Fort du succès de l’édition inaugurale de l’année dernière, le forum TRANSITION revient à Monaco les 26 et 27 juin pour accélérer la transition vers un avenir bas carbone grâce aux investissements et aux actions concertées en faveur du climat.

    Sous le haut patronage de Son Altesse Sérénissime le Prince Albert II, TRANSITION mobilise une communauté multidisciplinaire de chefs d'entreprise, de décideurs publics, d'investisseurs, d'innovateurs, de scientifiques et de membres de la société civile du monde entier, afin de trouver des solutions concrètes conciliant prospérité et préservation de notre planète.

    Sous le thème « Se tourner vers des modes de vie durables », cette année le forum TRANSITION mettra en lumière comment individus, entreprises et organisations à travers le monde répondent à la transition écologique. Des leaders mondiaux de divers secteurs examineront quatre thématiques clés impactées par les enjeux climatiques : se nourrir, se déplacer, se loger, produire et consommer.

    Son Altesse Sérénissime le Prince Albert II de Monaco, qui prononcera le discours d’ouverture le 26 juin, est reconnu pour son engagement en faveur de l’environnement et dirige la Principauté sur la voie de la neutralité carbone d'ici 2050. Lors de l’édition inaugurale du forum TRANSITION, il a déclaré : « C’est une grande satisfaction d’ouvrir un événement porteur d’espoir et de progrès. Je compte sur ce forum TRANSITION pour contribuer ainsi à notre objectif commun d'offrir un nouvel horizon pour cette planète et ses habitants.  »

    « Le réchauffement climatique compromet l'avenir de l'humanité et nous devons construire un nouveau modèle de développement économique durable à bas carbone avant qu'il ne soit trop tard, » a déclaré Lionel le Maux, Président d'Aqua Asset Management et Co-fondateur du forum TRANSITION. « Nos objectifs sont d'accroître les partenariats intersectoriels et les investissements qui permettront l’accélération de la diffusion des solutions innovantes essentielles pour aider le monde à réaliser ses objectifs de développement durable. »

    Temps forts du programme 2019 :

    • 350 participants : dirigeants de grandes entreprises, décideurs politiques, investisseurs, innovateurs, scientifiques et membres de la société civile engagées à agir pour un avenir durable.
    • Plus de 50 intervenants internationaux de renom et 20 startups internationales se focaliseront sur de nouveaux modèles de développement durable autour les 4 thèmes suivants : Se Nourrir, Se Déplacer, Se Loger, Produire et Consommer.
    • Objectifs : identifier les technologies propres innovantes, forger des partenariats intersectoriels et encourager les financements pour accélérer la diffusion des solutions innovantes.
    • 5 sessions de rencontres d’affaires conçues pour mettre en relation des décideurs internationaux de multiples secteurs et disciplines autour des verticales : Villes et Territoires, Entreprises, Startups, Fondations, et Monaco.

    Pour plus d’information et le lien d’inscription : https://www.transitionmonacoforum.com/

    Source : Communiqué de presse du 14 mai 2019

  • — Transition écologique : pourquoi ça bloque ?

    Par Jessica Oder pour GaïaPresse

    De gauche à droite : la journaliste Gabrielle Hallée-Lamontagne et les panélistes Patrick Bonin, Sophie L. Van Neste, René Audet et Linda Gagnon. Photo : Aja Palmer pour Ciné Vert, 2019

    Les récents rapports scientifiques sur la biodiversité[1] et le changement climatique[2] sont formels : l’humanité est en train de scier la branche sur laquelle elle est assise. Changer de modèle économique et social devrait donc devenir une impérieuse nécessité, tant au niveau local que national et international et ce, pour préserver une planète habitable pour les générations présentes et futures. Pourtant, force est de constater qu’à toutes ces échelles, il est particulièrement complexe de s’engager dans la voie d’un changement de paradigme. Où se situent les blocages ? Comment les surmonter ?

    C’est ce questionnement qui a mobilisé les panélistes[3] et les participants du Panel Transition écologique : c’est le temps d’agir ! organisé le samedi 4 mai 2019 par le festival Ciné Vert et la Chaire de recherche sur la transition écologique de l’Université du Québec à Montréal (UQAM).

    La complexité, un frein majeur à la transition écologique

    La transition écologique est généralement définie comme un changement fondamental de société, c’est un processus complexe dans la mesure où il doit reposer sur une vision, impliquer différents types d’acteurs et modifier tout un système de pratiques économiques et sociales.

    Transition et mobilités : l’aménagement du territoire en question

    La modification des pratiques actuelles de mobilités fait partie intégrante de la transition écologique car elles représentent une part non négligeable des émissions de gaz à effet de serre (GES). Or, comme le fait remarquer la professeure Sophie L. Van Neste, ces pratiques sont intrinsèquement liées à un aménagement du territoire qui favorise la dépendance aux automobiles des individus. En effet, ce dernier repose souvent sur une urbanisation non seulement étalée (réduction des zones agricoles, phénomène de bétonisation) mais aussi dispersée (avec différentes activités sociales séparées les unes des autres par des distances plus ou moins longues). Autre problème : des transports collectifs peu efficaces, et ce, même dans les zones urbaines, fortement émettrices de GES. La transition écologique impliquerait donc de changer ce système collectif dysfonctionnel. Quel nouveau modèle d’aménagement adopter ? Comment conduire les individus à changer leurs pratiques et à surmonter la résistance au changement ? Quel mode opératoire adopter ? La professeure Van Neste rappelle que pour répondre à ces questions, il faut prendre le temps de bien analyser les systèmes de pratiques, à la fois individuelles et collectives.

    Mais du temps, en avons-nous vraiment ?

    Les panélistes, pleinement conscients de la crise humanitaire qui se profile, ne partagent pas le même avis quant au rythme et à l’ampleur que devrait avoir la transition.

    Comme le souligne l’environnementaliste Patrick Bonin, il faut agir au plus vite et être plus ambitieux car le rythme des catastrophes naturelles s’accélère. Bien que clairement insuffisants pour espérer limiter l’augmentation de la température globale à 1,5 C° et éviter les scénarios catastrophes dépeints par le GIEC, nous sommes loin d’être en voie d’atteindre les objectifs de l’Accord de Paris signé en décembre 2015[4]. À cet égard, le représentant de Greenpeace estime que le Canada fait office de mauvais élève, avec, notamment, des subventions accordées aux industries fossiles et un manque d’ambition en matière environnementale.

    L’exemple du changement des pratiques de mobilités parle de lui-même : il faut mettre en place des feuilles de route et, selon la professeure Van Neste, privilégier la transparence et des modes d’actions démocratiques est long et complexe à mettre en place. En outre, il faut prendre en compte l’inertie des structures économiques et sociales.

    Même s’il y a urgence d’agir, le sociologue René Audet estime que la précipitation n’est pas constructive. Il faudrait entre une et deux générations[5] pour, d’une part, amorcer le virage de la transition écologique et sociale et d’autre part, mettre en place une coordination internationale qui fasse place à une forme de justice entre les pays développés et les pays en développement.

    À cet égard, la conseillère en environnement Linda Gagnon interroge la pertinence d’utiliser ce concept de transition dans des pays en développement qui émettent moins de GES[6] mais qui subissent plus fortement les effets du changement climatique. De plus, elle déplore, de concert avec plusieurs groupes environnementaux et de défense des droits humains, le modèle économique global qui s’est imposé à toute la planète et qui laisse peu de place à une société plus égalitaire.

    Quels acteurs impliquer ?

    La mise en œuvre de la transition écologique doit-elle reposer uniquement sur les épaules des individus ? Quelle est la responsabilité des institutions publiques ?

    Faire peser la transition écologique uniquement sur l’individu peut sembler insuffisant, voire contre-productif car cela peut réveiller de l’éco-anxiété[7], expliquent certains panélistes. Certes, tel que l’évoque le sociologue René Audet, le consommateur averti dans ses choix peut envoyer un message clair au producteur, qui va répondre en proposant une offre en adéquate. Mais une approche top-down, prônée par le représentant de Greenpeace, doit accompagner cette dynamique car les institutions publiques interviendraient aussi pour sensibiliser, inciter et contraindre les consommateurs et les producteurs à adopter de nouvelles pratiques. Il rappelle aussi qu’au-delà du consommateur, il y a aussi le citoyen qui peut choisir de voter en conséquence et privilégier des politiques qui ont de réelles ambitions en matière d’environnement

    Pour résumer, « chacun de nous a deux cartes dans sa manche : la carte d’électeur et la carte de crédit », comme le disait un chercheur du Centre National de Recherche Scientifique au Le Monde[8].

    Mais quel poids pouvons-nous avoir face aux lobbies ? Comme plusieurs participants l’ont constaté lors de la session de questions-réponses, ces acteurs-ci sont peu enclins à des changements en profondeur car cela mettrait en danger leur existence-même, intrinsèquement liée à un système économique hautement prédateur en ressources naturelles. Or, ce système économique constitue un blocage fondamental et il semble difficile d’envisager une transition réelle sans aucune remise en cause de ce dernier.

    Agir quand même

    Face à tous ces facteurs bloquants, faut-il pour autant renoncer à l’action ? Les panélistes s’accordent sur l’importance d’agir, surtout au niveau local, et proposent des pistes de réflexion.

    Les mobilisations citoyennes

    L’actualité nous montre que les citoyens choisissent de se mobiliser encore autrement, face à l’inaction des politiques qui suscitent de plus en plus de défiance. Les mobilisations récentes de la jeunesse et de collectifs tels que Extinction Rebellion[9] sont un exemple emblématique de mise sous pression des politiques avec parfois des effets : au Royaume-Uni[10] et en Irlande, les parlementaires ont récemment déclaré l’état d’urgence climatique.

    Pour Sophie L. Van Neste, l’activisme est une bonne façon de surmonter l’éco-anxiété. La conseillère en environnement Linda Gagnon aborde aussi l’importance du changement des rapports humains dans le cadre de la transition : il y a un réel besoin de solidarité entre les humains, en plus d’un plus grand respect de l’environnement.

    De nouveaux modèles de production

    René Audet et Linda Gagnon voient dans l’agro-alimentaire, actuellement majoritairement productiviste, un domaine où la transition écologique pourrait avoir des effets non négligeables tels que:

    • La régénération les sols et permettre un retour de la biodiversité (décimée par l’usage massif de produits phytosanitaires),
    • Favoriser le bien-être animal en diminuant la quantité de viande produite et en garantissant des conditions d’élevage non-industriel,
    • Améliorer la santé humaine des producteurs et des consommateurs (par la réduction du recours aux produits phytosanitaires),
    • Orienter les pays en développement vers une plus grande auto-suffisance alimentaire, en impliquant encore plus les femmes,
    • Diminuer les exportations et donc les émissions de GES en consommant local et en respectant les saisons;

    Avant tout, « rêver » un nouveau modèle de société

    Et si, avant toute chose, il fallait d’abord revenir à la base de la notion de transition ? C’est ce que fait remarquer le porte-parole d’Extinction Rebellion Québec, François Léger-Boyer, présent dans l’assistance. En effet, pour passer d’un point A à un point B, il faut imaginer ce point B, pas seulement se focaliser sur les étapes à mettre en place. Imaginer la transition écologique, c’est se créer un nouvel imaginaire collectif qui donne envie aux citoyens de se mobiliser. Imaginer une société carboneutre n’est cependant pas chose facile et force est de constater que, si certains narratifs existent aujourd’hui (la plupart sont encore favorables à la croissance économique), ils sont loin d’être suffisants ni mobilisateurs et doivent être regardés avec recul. Patrick Bonin concède également que les mouvements environnementalistes peinent encore à faire rêver.

    [1] Voir le communiqué de presse de la Plateforme intergouvernementale sur la biodiversité et les services écosystémiques (en anglais Intergovernmental Science-Policy Platform on Biodiversity and Ecosystem Services, IPBES) : « Le dangereux déclin de la nature : Un taux d’extinction des espèces « sans précédent » et qui s’accélère ». https://www.ipbes.net/news/Media-Release-Global-Assessment-Fr
    [2] Voir le communiqué de presse du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat en date du 8 octobre 2018. « Résumé à l’intention des décideurs relatif au Rapport spécial sur les conséquences d’un réchauffement planétaire de 1,5°C » https://www.ipcc.ch/site/assets/uploads/2018/11/pr_181008_P48_spm_fr.pdf
    [3] René Audet (sociologue de l’environnement, professeur au Département de stratégie responsabilité sociale et environnementale de l’ESG-UQAM et titulaire de la Chaire de recherche UQAM sur la transition écologique), Patrick Bonin (responsable de la campagne Énergie et Climat à Greenpeace), Sophie L. Van Neste (professeure au Centre Urbanisation Culture Société de l’INRS), Linda Gagnon (conseillère en environnement et chargée de programme chez SUCO). L’animation a été assurée par Gabrielle Hallée-Lamontagne, journaliste spécialisée dans les enjeux alimentaires et environnementaux et conseillère en environnement en milieu collégial.
    [4] « Trois ans plus tard, un bilan d’étape a été établi : une étude approfondie publiée par deux instituts de recherches basés à Londres, le Grantham Research Institute et le CCCEP. Conclusion : seulement 58 pays ont adopté des lois destinées à réduire leurs émissions de gaz à effet de serre. Pire encore : la liste des nations qui ont voté des mesures suffisantes pour tenir leurs objectifs ne compte que 17 pays sur les 196 signataires de l’Accord ». Fonteneau, A. Climat : les engagements de l’accord de Paris sont-ils tenus ? Franceinfo [En ligne] 30 novembre 2018 [consulté le 15 mai 2019] ; Disponible: https://www.francetvinfo.fr/meteo/climat/cop21/a-vrai-dire-climat-les-engagements-de-l-accord-de-paris-sont-ils-tenus_3077685.html
    [5] Une génération représente vingt ans.
    [6] Ceci étant, la déforestation et l’érosion des sols relarguent des GES dans l’atmosphère.
    [7] Peur paralysante du changement climatique.
    [8] Courchamp, F. Menaces sur la biodiversité : « Chacun de nous a deux cartes dans sa manche : la carte d’électeur et la carte de crédit ». Le Monde [En ligne] 6 mai 2019 [consulté le 8 mai 2019] Disponible:  https://www.lemonde.fr/planete/article/2019/05/06/menaces-sur-la-biodiversite-l-ambition-francaise-doit-etre-a-la-hauteur-de-sa-responsabilite-dans-le-monde_5458963_3244.html?fbclid=IwAR04PyIVTCkuNDK21jAr_Vcb1PMLfm4A9ZbBN2JQjXTusb–GmTUnMyzBzQ
    [9] Voir le site internet du mouvement https://rebellion.earth/
    [10] Paquette, C. Le gouvernement britannique est le premier à reconnaître officiellement l’urgence climatique. GaïaPresse [En ligne] 1 mai 2019 [consulté le 6 mai 2019] ; Disponible: https://www.gaiapresse.ca/2019/05/le-gouvernement-britannique-reconnait-officiellement-lurgence-climatique/

     

  • — Investissement responsable : Comment s'y retrouver?

    Un article de la série : « Tout ce que vous voulez savoir sur l’investissement responsable »

    Par Julie Bernard, candidate au doctorat en management à l’Université Laval, pour GaïaPresse

    Activisme actionnarial, portefeuille vert, intégration ESG… le vocabulaire utilisé pour discuter de l’investissement responsable est divers et vaste. Est-ce que tous ces mots sont vraiment synonymes? Comment s’y retrouver ? Ce premier article de la série « Tout ce que vous voulez savoir sur l’investissement responsable » vous propose un retour sur quelques évènements marquants et quelques pistes pour mieux définir l’investissement responsable.

    Tout d’abord, un peu d’histoire et de mise en contexte

    D’où vient l’investissement responsable? Si plusieurs croient que l’investissement responsable est relativement nouveau…et bien, c’est faux! Les premiers pionniers de cette approche sont les Quakers[1]. Cette communauté religieuse désirait uniquement des investissements qui respectaient leurs valeurs. Par considération morale, les Quakers ont évité d’investir dans le commerce des esclaves et des armes[2], et ce, il y a plus de 250 ans! Cette organisation est la première à prendre position contre l’esclavage et le commerce des esclaves. Les communautés religieuses et leur pouvoir d’investissement ne sont pas nécessairement synonymes du passé comme on pourrait le croire. Bien que leurs pratiques d’investissement aient dépassé les limites d’exclure des investissements qui ne correspondent pas à leurs valeurs, elles conservent aujourd’hui un rôle actif en investissement responsable.

    Par exemple, au Québec le Regroupement pour la responsabilité sociale des entreprises (RRSE) joue un rôle important dans l’engagement actionnarial. Ce regroupement est membre du Taskforce on Churches and Corporate Responsibility (TCCR) un regroupement d’organisation religieuse à l’échelle canadienne. Ils se sont d’ailleurs impliqués activement, entre autres, à la lutte contre l’apartheid. Fondé en 1971, l’Interfaith Center on Corporate Reponsability (ICCR) regroupe maintenant 300 organisations (communauté religieuse, universités, collèges, syndicat, etc.) et plus de 200 millions de dollars américains en capital investi[3].

    En plus des communautés religieuses déjà actives depuis plusieurs années, quelques entreprises, au début des années 1990, ont commencé à s’impliquer un plus directement. Dans ces mêmes années, elles font l’introduction de rapports publics, comme des rapports de développement durable,  sur les valeurs en mettant l’accent sur les questions sociales, environnementales et de protection des animaux[4]. La compagnie de crème glacée Ben & Jerry s’implique par exemple dans plusieurs campagnes comme 1% for Peace en 1988, Artificial Growth Hormone? Not in Our Ice Cream! en 1989 et Contented Cows make the Best Ice Cream en 1990[5]. En matière de vêtement, la marque américaine lancée par le québécois Yvon Chouinard Patagonia se démarque aussi en introduisant le coton biologique dans ses produits[6].  La compagnie de produits cosmétiques The Body Shop lance sa fillière STOP Violence Against Women et adresse ensuite les enjeux climatiques avec Help Take the Heat off [7].

    L’investissement responsable et le besoin d’une finance plus durable, et ce à l’échelle mondiale est marqué par la naissance des Principes pour l’investissement responsable (UNPRI). Cette initiative a été lancée en 2006 par des investisseurs en partenariat avec l’Initiative financière du Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE) et le Pacte mondial de l’ONU[8]. Les PRI désirent appliquer, à l’aide de leurs signataires qui s’engagent, à respecter leurs six Principes pour l’investissement responsable : intégrer des questions environnementales, sociales et de gouvernance (ESG) aux processus décisionnels et d’analyse des investissements ;  être des actionnaires actifs et intégrer les questions ESG aux politiques et procédures en matière  d’actionnariat ; demander  aux entités avec lesquelles ils investissent de faire preuve de  transparence concernant les questions ESG ;  encourager l’adoption et la mise en œuvre des Principes dans le secteur des investissements ; coopérer pour améliorer l’efficacité de la mise en œuvre des Principes ;  rendre chacun compte des activités et des progrès accomplis concernant la mise en œuvre des Principes. Si lors de son lancement à la bourse de New York l’initiative comptait uniquement 100 signataires, elle en compte aujourd’hui pas moins de 1600.

    L’investissement responsable, au final, c’est quoi?

    Tout comme le développement durable, il n’y a pas de définition qui fait consensus au sujet du terme « investissement responsable ». On s’entend habituellement pour dire qu’il s’agit d’une prise en compte de facteur ESG dans les décisions ainsi que l’utilisation d’une ou plusieurs stratégies d’engagement actionnarial (sujet du prochain article). Pourtant, avec la montée en popularité de l’investissement responsable, de plus en plus y associent uniquement l’intégration de ESG comme étant synonyme. Pourtant, la considération de facteurs extrafinanciers ne constitue qu’une seule stratégie d’investissement responsable et n’est pas en soi sa définition.

    On parle maintenant de portefeuille vert (orienté principalement sur l’environnement), portefeuille éthique (orienté sur des critères moraux ou une exclusion des sin stocks comme l’armement, l’alcool, la pornographie le tabac et le nucléaire), de décarbonisation, de désinvestissement, etc. Chacun de ces termes a une définition qui lui est propre, mais n’est pas exactement synonyme d’investissement responsable, mais plutôt une articulation de celui-ci.

    Finalement, qui pratique l’investissement responsable? Ce sont principalement les investisseurs institutionnels. On peut penser aux fonds de pension, aux firmes d’investissement, aux fonds mutuels. Et les particuliers? C’est beaucoup difficile pour eux de faire de la pression directement sur les entreprises vu la présente structure actionnariale et légale dont le poids repose beaucoup sur l’importance en capital. Cela ne veut pas dire que les particuliers, comme vous et moi, sont sans voix. Au contraire, il reste un énorme travail d’éducation et d’information à réaliser. Comment faire alors? En posant des questions, autant à votre entourage qu’à vous conseiller financier. Demandez où est investi votre argent, quelles stratégies sont mises en place, si les entreprises sont rencontrées afin de les faire avancer dans leurs réflexions sur leurs impacts ESG, etc. Les particuliers n’ont peut-être pas le poids en capital des investisseurs institutionnels, mais ils ont le pouvoir de faire pression en posant des questions et en exigeant que leurs valeurs soient respectées.

    Vous avez des questions sur ces stratégies d’engagement actionnarial? Cela tombe bien, c’est justement le sujet de mon deuxième billet qui suivra sous peu.

    À bientôt!

    À propos de l’autrice : Julie Bernard est étudiante au doctorat en management à l’Université Laval. Dans le cadre de sa thèse, elle étudie divers enjeux qui touchent l’investissement responsable. Elle est membre de la Chaire de recherche du Canada en internationalisation du développement durable et de la responsabilisation des organisations coordonné par son directeur de thèse : Pr Olivier Boiral. Avant d’entamer son doctorat, Julie a travaillé dans le domaine de l’investissement responsable. Elle a été membre de l’équipe du Groupe investissement responsable (GIR) et a réalisé des mandats de consultations pour diverses organisations.

     

  • — Le poids relatif de l'opinion publique en matière d'environnement

    Un article de Martine Letarte pour UdeMNouvelles

    La planète se réchauffe en partie ou surtout en raison de l’activité humaine. Une évidence en 2019? Pourtant, les décisions politiques pour limiter la hausse des températures tardent. Pourquoi?

    «En démocratie, on s’attend à ce que les décisions des élus se fassent un peu l’écho de l’opinion publique, dit Erick Lachapelle, professeur au Département de science politique de l’Université de Montréal. Par contre, c’est un processus complexe qui exige du public qu’il se tienne informé des enjeux et qu’il puisse réagir à ce que fait le gouvernement. Or, en général, les Canadiens ne sont pas très renseignés sur les questions environnementales.»

    Le tableau des Canadiens en matière de changements climatiques, Erick Lachapelle le connaît bien. Depuis 2011, il réalise des sondages sur ce sujet à travers le pays. Pour cerner l’opinion des électeurs à l’échelle des circonscriptions, il jumelle les résultats de ses sondages avec des données contextuelles de Statistique Canada et d’Élections Canada. Il utilise notamment le taux d’électeurs dans une circonscription qui ont voté pour le Parti conservateur, le niveau de scolarité, la situation familiale et le pourcentage de gens qui prennent la voiture pour se rendre au travail. Ainsi, il est capable de déterminer que tel profil de personne a généralement telle opinion sur les changements climatiques. Il arrive à faire une estimation de l’opinion publique pour une circonscription selon la proportion des différents portraits de ses résidants.

    Une cartographie des opinions

    Sur la carte créée à partir de ces modèles, on constate que la majorité des Canadiens croient en l’existence des changements climatiques. On peut voir aussi en un coup d’œil qu’à Montréal l’opinion publique dominante sur le plan environnemental est très près de celle de Vancouver. Beaucoup plus qu’elle l’est de l’opinion publique de circonscriptions du Québec comme Mégantic-L’Érable, Beauce ou Lac-Saint-Jean. «Ce décalage à l’intérieur même d’une province se voit aussi en Alberta, haut lieu d’exploitation des sables bitumineux, où les milieux urbains de Calgary et d’Edmonton détonnent avec leur reconnaissance beaucoup plus grande du réchauffement de la planète par rapport au reste de la province», indique Erick Lachapelle.

    (Source : Université de Montréal)

 
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